Prevention of delirium in trauma patients: Are we giving thiamine prophylaxis a fair chance?

Prevention of delirium in trauma patients: Are we giving thiamine prophylaxis a fair chance?

Can J Surg 2014;57(2)78-81 | PDF

Christopher Blackmore, MD*†; Jean-Francois Ouellet, MD*†; Daniel Niven, MD‡; Andrew W. Kirkpatrick, MD*†‡; Chad G. Ball, MD*†

From the *Regional Trauma Services, †Department of Surgery, and ‡Department of Critical Care Medicine, University of Calgary, Foothills Medical Centre, Calgary, Alta.

Abstract

Background: Delirium is associated with increased morbidity and mortality in injured patients. Wernicke encephalopathy (WE) is delirium linked to malnutrition and chronic alcoholism. It is prevented with administration of thiamine. Our primary goal was to evaluate current blood alcohol level (BAL) testing and thiamine prophylaxis in severely injured patients.

Methods: We retrospectively reviewed the cases of 1000 consecutive severely injured patients admitted to hospital between Mar. 1, 2009, and Dec. 31, 2009. We used the patients’ medical records and the Alberta Trauma Registry

Results: Among 1000 patients (mean age 48 yr, male sex 70%, mean injury severity score 23, mortality 10%), 627 underwent BAL testing at admission; 221 (35%) had a BAL greater than 0 mmol/L, and 189 (30%) had a BAL above the legal limit of 17.4 mmol/L. The mean positive BAL was 41.9 mmol/L. More than 4% had a known history of alcohol abuse. More patients were assaulted (20% v. 9%) or hit by motor vehicles (10% v. 6%) when intoxicated (both p < 0.05). Most injuries occurred after falls (37%) and motor vehicle collisions (33%). Overall, 17% of patients received thiamine prophylaxis. Of the 221 patients with elevated BAL, 44% received thiamine prophylaxis. Of those with a history of alcohol abuse, 77% received thiamine prophylaxis. Conclusion: Despite the strong link between alcohol abuse, trauma and WE, more than one-third of patients were not screened for alcohol use. Furthermore, a minority of intoxicated patients received adequate prophylaxis against WE. Given the low risk and cost of BAL testing and thiamine prophylaxis and the high cost of delirium, standard protocols for prophylaxis are essential.

Résumé

Contexte : Le délire est associé à une morbidité et une mortalité accrues chez les traumatisés. L’encéphalopathie de Wernicke (EW) est un délire associé à la malnutrition et à l’alcoolisme chronique que l’on peut prévenir en administrant de la thiamine. Notre objectif principal était d’évaluer le recours actuel aux tests d’alcoolémie et au traitement prophylactique à la thiamine chez les grands traumatisés.

Méthodes : Nous avons passé en revue de manière rétrospective 1000 cas consécutifs d’hospitalisation pour traumatismes graves entre le 1er mars 2009 et le 31 décembre 2009. Nous avons utilisé les dossiers médicaux des patients et le Registre des traumatismes de l’Alberta.

Résultats : Sur 1000 patients (âge moyen 48 ans, sexe masculin 70 %, indice moyen de gravité des traumatismes 23, mortalité 10 %), 627 ont subi un test d’alcoolémie à leur admission; 221 (35 %) présentaient un taux d’alcoolémie supérieur à 0 mmol/L et 189 (30 %) avaient un taux d’alcoolémie au-dessus de la limite permise de 17,4 mmol/L. Le taux moyen des tests d’alcoolémie positifs était de 41,9 mmol/L. Plus de 4 % de ces cas avaient des antécédents d’alcoolisme. Les patients qui étaient sous l’effet de l’alcool ont davantage été victimes d’agressions (20 % c. 9 %) ou d’accidents impliquant un véhicule (10 % c. 6 %; tous deux p < 0,05). La majorité des traumatismes ont été causés par des chutes (37 %) ou des accidents de la route (33 %). Dans l’ensemble, 17 % des patients ont reçu un traitement prophylactique à la thiamine. Parmi les 221 patients qui présentaient un taux d’alcoolémie élevé, 44 % ont reçu de la thiamine en prophylaxie. Parmi ceux qui présentaient des antécédents d’abus d’alcool, 77 % ont reçu un traitement prophylactique à la thiamine. Conclusion : Malgré le lien étroit entre abus d’alcool, traumatismes et EW, plus du tiers des patients n’ont subi aucun test d’alcoolémie. En outre, seule une minorité de patients intoxiqués ont reçu une prophylaxie adéquate contre l’EW. Compte tenu des risques faibles et des coûts peu élevés du test d’alcoolémie et de la prophylaxie par thiamine et des coûts élevés occasionnés par les épisodes de délire, il est essentiel d’instaurer des protocoles standard de prophylaxie.


Accepted for publication Feb. 28, 2013

Competing interests: A.W. Kirkpatrick declares travel assistance (reimbursement) from the Lifecell Corporation. No other competing interests declared.

Contributors: C. Blackmore, J.-F. Ouellet and C.G. Ball designed the study. C. Blackmore, and C.G. Ball acquired and analyzed the data, which were also analyzed by D. Niven and A.W. Kirkpatrick. C. Blackmore and C.G. Ball wrote the article, which all authors reviewed and approved for publication.

DOI: 10.1503/cjs.006413

Correspondence to: C.G. Ball, University of Calgary, Foothills Medical Centre, 1403-29 St. NW, Calgary AB T2N 2T9; ball.chad@gmail.com