Effect of surgeon fatigue on hip and knee arthroplasty

Effect of surgeon fatigue on hip and knee arthroplasty

Can J Surg 2012;55(2):81-86 | PDF

Christopher Peskun, MD, David Walmsley, MD, James Waddell, MD, Emil Schemitsch, MD

From the Division of Orthopaedic Surgery, St. Michael’s Hospital, University of Toronto, Toronto, Ont.

Abstract

Background: There is growing support in the literature that patient outcomes areadversely affected by physician fatigue in operator-dependent cognitive and technical tasks. Recent increases in total joint arthroplasty caseloads have resulted in longer operative days and increased surgeon fatigue. We sought to determine if time of day predicts perioperative complications and outcomes in total joint arthroplasty.

Methods: The records of all total hip and knee arthroplasties (THA; TKA) performed for primary osteoarthritis in one calendar year at one large university hospital were retrospectively reviewed. Demographic data, surgery start time and duration, intraoperative complications, radiographic component alignment and functional outcome scores (SF-12 and Western Ontario and McMaster Universities Osteoarthritis Index) were collected and analyzed using linear and nonparametric rank correlation statistics. Data were corrected for sex, body mass index, surgeon and postcall operating days.

Results: In the THA cohort (n=341), a later surgery start time was significantly related to duration of surgery (p= 0.004, mean difference –7.1 min). There was a trend toward significance between a later surgery start time and intraoperative femur fracture (p= 0.05). Postoperative complications, component alignment and functional outcome scores were not significantly affected by surgery start time. There were no significant findings for any of the intraoperative or postoperative outcomes in theTKA cohort (n=292).

Conclusion: Duration of surgery and incidence of intraoperative complications for THA may increase with later surgery start time; however, the relatively small statistical differences observed imply that they likely are not clinically significant.

Résumé

Contexte : On reconnaît de plus en plus dans les publications scientifiques que dans l’exécution de tâches cognitives et techniques tributaires de l’intervenant, la fatigue des médecins a un effet indésirable sur les résultats des patients. Des augmentations récentes du nombre de cas d’arthroplastie totale d’une articulation ont allongé les journées en salle d’opération et aggravé la fatigue des chirurgiens. Nous avons cherché à déterminer si l’heure du jour est un prédicteur de complications peropératoires et des résultats d’une arthroplastie totale d’une articulation.

Méthodes : Nous avons effectué une analyse rétrospective des dossiers de toutes les arthroplasties de la hanche et du genou (ATH; ATG) pratiquées à cause d’une arthrose primitive au cours d’une année civile dans un grand hôpital universitaire. Nous avons recueilli les données démographiques, l’heure du début de l’intervention chirurgicale et sa durée, les complications intraopératoires, l’alignement radiogra – phique des pièces et les résultats fonctionnels (SF-12 et les données sur l’indice de l’arthrose des universités Western Ontario et McMaster) et nous les avons analysées en établissant des statistiques de corrélation linéaire et non paramétrique. Nous avons corrigé les données en fonction du sexe, de l’indice de masse corporelle, du chirurgien et du nombre de jours de chirugie après l’appel.

Résultats : Dans la cohorte des ATH (n = 341), on a établi un lien important entre l’heure plus tardive du début de l’intervention chirurgicale et sa durée (p = 0,004, différence moyenne –7,1 min). On a constaté une tendance à l’importance du lien entre le début de l’intervention chirurgicale à une heure plus tardive et une fracture intraopératoire du fémur (p = 0,05). L’heure du début de la chirurgie n’a pas eu d’effet significatif sur les complications postopératoires, l’alignement des pièces et le résultat fonctionnel. Il n’y a eu aucune constatation significative dans le cas d’aucun des résultats intraopératoires ou postopératoires dans la cohorte des ATG (n = 292).

Conclusion : La durée de l’intervention chirurgicale et l’incidence de complications intraopératoires dans les cas d’ATH peuvent augmenter en fonction de l’heure plus tardive du début de l’intervention chirurgicale. Les différences statistiques relativement faibles observées indiquent toutefois qu’elles ne sont probablement pas cliniquement significatives.


Accepted for publication July 8, 2011

Competing interests: None declared.

Contributors: C. Peskun and E. Schemitsch designed the study. D.Walmsley acquired the data, which C. Peskun and J.Waddell analyzed. C. Peskun wrote the article, which all authors reviewed and approved for publication.

DOI: 10.1503/cjs.032910

Correspondence to: E. Schemitsch, St. Michael’s Hospital, 55 Queen St. E, Ste. 800, Toronto ON, M5C 1R6; schemitsche@smh.ca