Delay in operative stabilization of spine fractures in multitrauma patients without neurologic injuries: effects on outcomes

Delay in operative stabilization of spine fractures in multitrauma patients without neurologic injuries: effects on outcomes

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Hossein Pakzad, MD*; Darren M. Roffey, PhD‡§; Heather Knight, BSc, RN¶; Simon Dagenais, DC, PhD*‡**; Jean-Denis Yelle, MD†¶; Eugene K. Wai, MD, MSc*‡§

From the *Division of Orthopaedic Surgery and †General Surgery, University of Ottawa, The Ottawa Hospital, the ‡Clinical Epidemiology Program, Ottawa Hospital Research Institute, the §University of Ottawa Spine Unit, The Ottawa Hospital, the ¶Department of Trauma Services, The Ottawa Hospital, and the **Department of Epidemiology and Community Medicine, University of Ottawa, The Ottawa Hospital, Ottawa, Ont.

Abstract

Background: Optimal timing for surgical stabilization of the fractured spine is controversial. Early stabilization facilitates mobilization and theoretically reduces associated complications.

Methods: We identified consecutive patients without neurologic injury requiring stabilization surgery for a spinal fracture at an academic tertiary-care hospital over a 12-year period. Incidences of postoperative complications were prospectively evaluated. We analyzed results based on the time elapsed before the final surgical stabilization procedure. Multivariate analyses were performed to explore the effects of potential confounders.

Results: A total of 83 patients (60 men, 23 women; mean age 39.4 yr) met the eligibility criteria and were enrolled. The mean Injury Severity Score (ISS) was 27.1 (range 12.0–57.0); 35% of patients had a cervical fracture and 65% had a thoracolumbar fracture. No statistically significant associations were uncovered between time to surgical stabilization and age, ISS or comorbidities. Comparing patients stabilized after 24 hours with those stabilized within 24 hours, there was an almost 8-fold greater risk of a complication related to prolonged recumbency (p = 0.007). We observed similar effects for other types of complications. Delays of more than 72 hours had a negative effect on complication rates; these effects remained significant after multivariate adjustments for age, comorbidity and ISS.

Conclusion: This study demonstrates a strong relation between timing of surgical stabilization of spinal fractures in multitrauma patients without neurologic injuries and complications. Further studies with larger samples may allow for better adjustment of potentially confounding factors and identify subgroups in which this effect is most pronounced.

Résumé

Contexte : Le moment optimal pour stabiliser chirurgicalement une fracture de la colonne soulève la controverse. Une stabilisation rapide facilite la mobilisation et réduit en théorie les complications connexes.

Méthodes : Nous avons trouvé, pour une période de 12 ans, des patients consécutifs sans lésion neurologique qui ont dû subir une chirurgie de stabilisation à la suite d’une fracture de la colonne à un hôpital universitaire de soins tertiaires. Nous avons évalué prospectivement les incidences des complications postopératoires. Nous avons analysé les résultats en fonction du temps écoulé avant l’intervention de stabilisation chirurgicale finale. Nous avons procédé à des analyses multidimensionnelles pour explorer les effets de facteurs confusionnels possibles.

Résultats : Au total, 83 patients (60 hommes et 23 femmes, âgés en moyenne de 39,4 ans) satisfaisaient aux critères d’admissibilité et ont été inscrits. Le score moyen de l’indice de gravité de la blessure (IGB) s’établissait à 27,1 (intervalle de 12,0 à 57,0); 35 % des patients avaient une fracture de la colonne cervicale et 65 %, une fracture au niveau thoracolombaire. Nous n’avons découvert aucun lien statistiquement significatif entre le temps écoulé avant la stabilisation chirurgicale et l’âge, l’IGB ou des comorbidités. La comparaison entre les patients stabilisés après 24 heures et ceux qui ont été stabilisés dans les 24 heures a révélé que le risque de complication reliée à la position couchée prolongée est presque 8 fois plus élevé (p = 0,007). Nous avons observé des effets semblables dans le cas d’autres types de complications. Les retards de plus de 72 heures avaient un effet négatif sur les taux de complications. Ces effets demeuraient significatifs après correction en fonction de l’âge, de la présence d’une comorbidité et de l’IGB.

Conclusion : Cette étude démontre l’existence d’un lien solide entre le moment où une fracture de la colonne chez des patients multitraumatisés qui n’ont pas de lésion neurologique est stabilisée chirurgicalement et les complications. Des études portant sur des échantillons plus importants pourraient permettre de mieux corriger les données en fonction des facteurs confusionnels possibles et de déterminer les sousgroupes où cet effet est le plus marqué.


Accepted for publication Oct. 6, 2010

Competing interests: None declared.

Contributors: Drs. Pakzad, Yelle and Wai designed the study. Drs. Pakzad and Wai and Ms. Knight acquired the data, which Drs. Pakzad, Roffey, Dagenais, Yelle and Wai analyzed. Drs. Pakzad, Roffey and Wai wrote the article, which Drs. Dagenais, Roffey, Yelle and Wai and Ms. Knight reviewed. All authors approved its publication.

DOI: 10.1503/cjs.008810

Correspondence to: Dr. E.K. Wai, The Ottawa Hospital, 1053 Carling Ave., Ottawa ON K1Y 4E9; ewai@ottawahospital.on.ca