Does body mass index affect the rate of adverse outcomes in total hip and knee arthroplasty? A retrospective review of a total joint replacement database

Does body mass index affect the rate of adverse outcomes in total hip and knee arthroplasty? A retrospective review of a total joint replacement database

Can J Surg 2020;63(2):E142-E149 | PDF

Irfan Abdulla, MD; Saboura Mahdavi, MSc; Hoa Khong, MD, MPH; Richdeep Gill, MD, PhD; James Powell, MD; Kelly Dean Johnston, MD; Rajrishi Sharma, MSc, MD

Abstract

Background: Total hip arthroplasty (THA) and total knee arthroplasty (TKA) are reliable surgical options to treat pain and disability resulting from degenerative conditions around the hip and knee. Obesity is a modifiable risk factor that contributes to significant morbidity. The purpose of this study was to retrospectively compare outcomes in primary hip and knee arthroplasty for patients with increased body mass index (BMI) and those with normal BMI, using data from the registry of the Alberta Bone and Joint Health Institute (ABJHI).

Methods: We retrospectively reviewed the data compiled in the ABJHI registry between March 2010 and July 2016. We reviewed outcomes with respect to length of stay, discharge destination, 30-day readmission, postoperative infection, postoperative transfusion requirements, postoperative adverse events and in-hospital postoperative mechanical complications.

Results: A total of 10 902 patients (6076 women, 4826 men) who underwent THA and 16 485 patients (10 057 women, 6428 men) who underwent TKA were included in the study. For both THA and TKA, patients with increased BMI had an increased number of in-hospital medical events, had an increased rate of deep infection, were less likely to be discharged home (p < 0.001) and had decreased transfusion requirements (p < 0.001) than patients whose weight was in the normal range. Increased BMI increased the rate of 30-day readmission and length of stay in the THA cohort but not in the TKA cohort. Increased BMI had no effect on acute postoperative dislocation or periprosthetic fractures. Patients with a BMI of 30 kg/m2 or greater required a THA 1.7 years earlier than patients of normal weight, patients whose BMI was 35 kg/m2 or greater required a THA 3.4 years earlier, and patients whose BMI was 40 kg/m2 or greater required a THA 5.8 years earlier. In the TKA cohort, patients with a BMI of 30 kg/m2 or greater required a TKA 2.7 years earlier than patients whose weight was in the normal range, patients with a BMI of 35 kg/m2 or greater required a TKA 4.6 years earlier, and patients whose BMI was 40 kg/m2 or greater required a TKA 7.6 years earlier.

Conclusion: Our study quantifies the effects of obesity in primary hip and knee arthroplasty. It provides a greater understanding of the risks in the obese population when contemplating joint arthroplasty.

Résumé

Contexte : La prothèse totale de la hanche (PTH) et la prothèse totale du genou (PTG) sont des options chirurgicales fiables pour traiter la douleur et l’invalidité résultant de maladies dégénératives de la hanche et du genou. L’obésité est un facteur de risque modifiable qui contribue significativement à la morbidité. Le but de cette étude était de comparer de manière rétrospective le résultat des interventions primaires pour prothèses de la hanche et du genou selon que les patients avaient un indice de masse corporelle (IMC) normal ou élevé à partir des données du registre de l’Alberta Bone and Joint Health Institute (ABJHI).

Méthodes : Nous avons analysé de manière rétrospective les données compilées par le registre de l’ABJHI entre mars 2010 et juillet 2016. Nous avons passé en revue les paramètres suivants : durée du séjour hospitalier, destination post-congé, réadmissions dans les 30 jours, infections postopératoires, besoins transfusionnels postopératoires, complications postopératoires et complications mécaniques postopératoires perhospitalières.

Résultats : En tout, 10 902 patients (6076 femmes, 4826 hommes) ayant subi une PTH et 16 485 patients (10 057 femmes, 6428 hommes) ayant subi une PTG ont été inclus dans l’étude. Tant pour la PTH que pour la PTG, les patients ayant un IMC élevé ont présenté un plus grand nombre de complications médicales en cours d’hospitalisation; ils ont aussi présenté un nombre plus élevé d’infections profondes, étaient moins susceptibles de pouvoir retourner chez eux au moment de leur congé (p < 0,001) et ont eu moins besoin de transfusions (p < 0,001) comparativement aux patients dont le poids se situait dans l’éventail des valeurs normales. L’IMC élevé a été en corrélation avec une augmentation du taux de réadmission à 30 jours et de la durée du séjour dans la cohorte soumise à une PTH, mais non dans la cohorte soumise à une PTG. L’IMC élevé n’a exercé aucun effet sur la dislocation postopératoire aiguë ou les fractures périprothétiques. Les patients ayant un IMC de 30 kg/m2 ou plus ont eu besoin d’une PTH 1,7 an plus tôt que les patients de poids normal, les patients ayant un IMC de 35 kg/m2 ou plus ont eu besoin d’une PTH 3,4 ans plus tôt, et les patients ayant un IMC de 40 kg/m2 ou plus ont eu besoin d’une PTH 5,8 ans plus tôt. Dans la cohorte soumise à la PTG, les patients ayant un IMC de 30 kg/m2 ou plus ont eu besoin d’une PTG 2,7 ans plus tôt que les patients de poids normal, les patients ayant un IMC de 35 kg/m2 ou plus ont eu besoin d’une PTG 4,6 ans plus tôt, et les patients ayant un IMC de 40 kg/m2 ou plus ont eu besoin d’une PTG 7,6 ans plus tôt.

Conclusion : Notre étude quantifie les effets de l’obésité sur le recours aux interventions primaires pour prothèse de la hanche et du genou. Elle permet de mieux comprendre les risques auxquels est exposée la population obèse lorsqu’une intervention pour prothèse articulaire est envisagée.


Accepted July 24, 2019

Affiliations: From the Cumming School of Medicine, University of Calgary, Calgary, Alta. (Abdulla, Mahdavi, Gill, Powell, Johnston, Sharma); and the Alberta Bone and Joint Health Institute, Calgary, Alta. (Khong).

Competing interests: None declared.

Contributors: I. Abdulla, S. Mahdavi, R. Gill, J. Powell, K. Johnston and R. Sharma designed the study. H. Khong acquired and analyzed the data. I. Abdulla and R. Sharma wrote the article, which all authors critically reviewed and approved for publication.

DOI: 10.1503/cjs.006719

Correspondence to: R. Sharma, University of Calgary, Calgary AB T2N 4N1, rajrishi.sharma@ucalgary.ca